Espaces de brassage / Espacios de diversidad

Il convient de se pencher sur la question sociale dans les zones urbaines. En effet, les couches populaires résidant dans ces quartiers ont subi des processus de transformation urbaine, démographique et social importants au cours des dernières années. Il existe une tentation de remplacer le débat public sur la question sociale, voire sur l’exclusion sociale para le débat sur la sécurité et l’insécurité, provocant une stigmatisation supérieure encore des jeunes des quartiers difficiles. De façon croissante, le problème des inégalités sociales et de la hiérarchisation de l’espace urbain est perçu comme étant un problème d’ordre public, dans le sens policier du terme.

Bien que les difficultés sociales se concentrent dans certains quartiers et/ou zones urbaines, un regard de proximité nous conduit à mettre en exergue les différences entre ces zones. Contrairement à la perception dominante selon laquelle ces quartiers seraient identiques, c’est-à-dire contrairement à une perception qui les uniformiserait sur la base de la vulnérabilité et de l’enclavement territorial, la question urbaine se décline au pluriel. De la même façon, les quartiers et les territoires, les habitantes et les populations ne peuvent être représentés de manière uniforme : “Le dénominateur commun ne provient guère que du regard extérieur (…) on ne peut guère parler de réelles ‘enclaves ethniques’. Ce sont des espaces de brassage et de mobilités” (Avenel, 2010:20)  .

c

Les processus ségrégatifs cohabitent avec diverses formes et processus inclusifs. Le paradoxe est que les processus ségrégatifs ne sont pas séparés des autres processus sociaux, ils ne sont pas étrangers à ce qui se produit entre individus et entre groupes sociaux. La vision politico-normative de la ségrégation est une vision qui accentue et renforce la perception de l’isolement de l’individu vis-à-vis de son environnement, mais cette vision est incomplète, biaisée et intéressée. Peu nombreux sont ceux qui sont totalement ségrégués car les situations de ségrégation sont partielles dans la plupart des cas et peuvent même être le résultat de désaffiliations électives. Cela implique un type de comportement actif qui remette en question les principes normatifs régissant la hiérarchisation sociale et comprenant diverses alternatives face à certains ordres. La ségrégation sociale et urbaine est habituellement un résultat accumulatif favorisé par le temps et l’espace, car elle se fonde sur diverses dimensions de la vie quotidienne des individus. La sociologie de la proximité s’efforce d’élaborer des dispositifs avec des acteurs attentifs et non de personnes faisant l’objet d’une prise en charge.

*    *    *    *    *

Una idea que planea sobre los discursos que interrogan sobre la cuestión social en los barrios y ciudades populares que han sufrido procesos de transformación urbana, demográfica y social importantes en los últimos años. Se trata de la tentación de remplazar en el debate público la cuestión social o, más exactamente, la cuestión de la exclusión social por la cuestión de la seguridad/inseguridad, produciéndose una todavía mayor estigmatización que recae ahora sobre la población joven de las zonas populares. Cada vez con mayor frecuencia el problema de la desigualdad social y de la jerarquización del espacio urbano se perciben como un problema de orden público, en el sentido policial del término.
Aunque las dificultades sociales se concentren en determinados barrios y/o zonas urbanas, una mirada de proximidad nos lleva a destacar las diferencias entre estas zonas. Contrariamente a la percepción dominante (y dominadora) de que todos los barrios populares son iguales, esto es, a la percepción que los uniformiza sobre la base de la vulnerabilidad y el enclave territorial, la cuestión urbana se tiene que declinar en plural. De la misma forma que los barrios y los territorios, los habitantes y sus poblaciones no pueden ser representados como algo uniforme: “Le dénominateur commun ne provient guère que du regard extérieur (…) on ne peut guère parler de réelles ‘enclaves ethniques’. Ce sont des espaces de brassage et de mobilités” (Avenel, 2010: 20) .
Las relaciones sociales pueden entenderse desde un punto de vista también espacial y de distancia, esto es, relaciones sociales y entre individuos como relaciones de distancia tanto en el plano espacial como en el de la red (relacional) o el atributivo (las características). Entendidas así las relaciones sociales, las actividades que realizan los individuos y que marcan mayormente las distancias entre ellos, tienen un mayor valor explicativo.
Los procesos segregativos conviven con diversas formas y/o procesos inclusivos. Lo paradójico es que los procesos segregativos no se producen “aislados” de otros procesos sociales, no son ajenos a lo que ocurre en la interacción entre individuos y entre grupos sociales. La visión normativo-política sobre la segregación es una visión que acentúa y refuerza la percepción de aislamiento del individuo respecto de su entorno, pero esta visión es incompleta, sesgada e interesada. Pocos son los que están completamente segregados, ya que las situaciones de segregación son parciales en la mayoría de las ocasiones e incluso pueden ser el resultado de lo que nosotros llamamos una desafiliación electiva. Esta implica un tipo de comportamiento activo que cuestiona los principios normativos que rigen la jerarquización social y que incluye diversas alternativas a determinados órdenes (escolar, laboral, político, económico, afectivo…). La segregación social y urbana es habitualmente un resultado acumulativo propiciado por y en el tiempo y espacio ya que se asienta sobre una buena parte de facetas y dimensiones de la vida cotidiana de los sujetos. La sociología de la proximidad trabaja en dispositivos con sujetos atentos y no objetos de atención.

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Il convient de se pencher sur la question sociale dans les zones urbaines. En effet, les couches populaires résidant dans ces quartiers ont subi des processus de transformation urbaine, démographique et social importants au cours des dernières années. Il existe une tentation de remplacer le débat public sur la question sociale, voire sur l’exclusion sociale para le débat sur la sécurité et l’insécurité, provocant une stigmatisation supérieure encore des jeunes des quartiers difficiles. De façon croissante, le problème des inégalités sociales et de la hiérarchisation de l’espace urbain est perçu comme étant un problème d’ordre public, dans le sens policier du terme.

Bien que les difficultés sociales se concentrent dans certains quartiers et/ou zones urbaines, un regard de proximité nous conduit à mettre en exergue les différences entre ces zones. Contrairement à la perception dominante selon laquelle ces quartiers seraient identiques, c’est-à-dire contrairement à une perception qui les uniformiserait sur la base de la vulnérabilité et de l’enclavement territorial, la question urbaine se décline au pluriel. De la même façon, les quartiers et les territoires, les habitantes et les populations ne peuvent être représentés de manière uniforme : “Le dénominateur commun ne provient guère que du regard extérieur (…) on ne peut guère parler de réelles ‘enclaves ethniques’. Ce sont des espaces de brassage et de mobilités” (Avenel, 2010:20)  .

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Les processus ségrégatifs cohabitent avec diverses formes et processus inclusifs. Le paradoxe est que les processus ségrégatifs ne sont pas séparés des autres processus sociaux, ils ne sont pas étrangers à ce qui se produit entre individus et entre groupes sociaux. La vision politico-normative de la ségrégation est une vision qui accentue et renforce la perception de l’isolement de l’individu vis-à-vis de son environnement, mais cette vision est incomplète, biaisée et intéressée. Peu nombreux sont ceux qui sont totalement ségrégués car les situations de ségrégation sont partielles dans la plupart des cas et peuvent même être le résultat de désaffiliations électives. Cela implique un type de comportement actif qui remette en question les principes normatifs régissant la hiérarchisation sociale et comprenant diverses alternatives face à certains ordres. La ségrégation sociale et urbaine est habituellement un résultat accumulatif favorisé par le temps et l’espace, car elle se fonde sur diverses dimensions de la vie quotidienne des individus. La sociologie de la proximité s’efforce d’élaborer des dispositifs avec des acteurs attentifs et non de personnes faisant l’objet d’une prise en charge.

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Una idea que planea sobre los discursos que interrogan sobre la cuestión social en los barrios y ciudades populares que han sufrido procesos de transformación urbana, demográfica y social importantes en los últimos años. Se trata de la tentación de remplazar en el debate público la cuestión social o, más exactamente, la cuestión de la exclusión social por la cuestión de la seguridad/inseguridad, produciéndose una todavía mayor estigmatización que recae ahora sobre la población joven de las zonas populares. Cada vez con mayor frecuencia el problema de la desigualdad social y de la jerarquización del espacio urbano se perciben como un problema de orden público, en el sentido policial del término.
Aunque las dificultades sociales se concentren en determinados barrios y/o zonas urbanas, una mirada de proximidad nos lleva a destacar las diferencias entre estas zonas. Contrariamente a la percepción dominante (y dominadora) de que todos los barrios populares son iguales, esto es, a la percepción que los uniformiza sobre la base de la vulnerabilidad y el enclave territorial, la cuestión urbana se tiene que declinar en plural. De la misma forma que los barrios y los territorios, los habitantes y sus poblaciones no pueden ser representados como algo uniforme: “Le dénominateur commun ne provient guère que du regard extérieur (…) on ne peut guère parler de réelles ‘enclaves ethniques’. Ce sont des espaces de brassage et de mobilités” (Avenel, 2010: 20) .
Las relaciones sociales pueden entenderse desde un punto de vista también espacial y de distancia, esto es, relaciones sociales y entre individuos como relaciones de distancia tanto en el plano espacial como en el de la red (relacional) o el atributivo (las características). Entendidas así las relaciones sociales, las actividades que realizan los individuos y que marcan mayormente las distancias entre ellos, tienen un mayor valor explicativo.
Los procesos segregativos conviven con diversas formas y/o procesos inclusivos. Lo paradójico es que los procesos segregativos no se producen “aislados” de otros procesos sociales, no son ajenos a lo que ocurre en la interacción entre individuos y entre grupos sociales. La visión normativo-política sobre la segregación es una visión que acentúa y refuerza la percepción de aislamiento del individuo respecto de su entorno, pero esta visión es incompleta, sesgada e interesada. Pocos son los que están completamente segregados, ya que las situaciones de segregación son parciales en la mayoría de las ocasiones e incluso pueden ser el resultado de lo que nosotros llamamos una desafiliación electiva. Esta implica un tipo de comportamiento activo que cuestiona los principios normativos que rigen la jerarquización social y que incluye diversas alternativas a determinados órdenes (escolar, laboral, político, económico, afectivo…). La segregación social y urbana es habitualmente un resultado acumulativo propiciado por y en el tiempo y espacio ya que se asienta sobre una buena parte de facetas y dimensiones de la vida cotidiana de los sujetos. La sociología de la proximidad trabaja en dispositivos con sujetos atentos y no objetos de atención.

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Il convient de se pencher sur la question sociale dans les zones urbaines. En effet, les couches populaires résidant dans ces quartiers ont subi des processus de transformation urbaine, démographique et social importants au cours des dernières années. Il existe une tentation de remplacer le débat public sur la question sociale, voire sur l’exclusion sociale para le débat sur la sécurité et l’insécurité, provocant une stigmatisation supérieure encore des jeunes des quartiers difficiles. De façon croissante, le problème des inégalités sociales et de la hiérarchisation de l’espace urbain est perçu comme étant un problème d’ordre public, dans le sens policier du terme.

Bien que les difficultés sociales se concentrent dans certains quartiers et/ou zones urbaines, un regard de proximité nous conduit à mettre en exergue les différences entre ces zones. Contrairement à la perception dominante selon laquelle ces quartiers seraient identiques, c’est-à-dire contrairement à une perception qui les uniformiserait sur la base de la vulnérabilité et de l’enclavement territorial, la question urbaine se décline au pluriel. De la même façon, les quartiers et les territoires, les habitantes et les populations ne peuvent être représentés de manière uniforme : “Le dénominateur commun ne provient guère que du regard extérieur (…) on ne peut guère parler de réelles ‘enclaves ethniques’. Ce sont des espaces de brassage et de mobilités” (Avenel, 2010:20)  .

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Les processus ségrégatifs cohabitent avec diverses formes et processus inclusifs. Le paradoxe est que les processus ségrégatifs ne sont pas séparés des autres processus sociaux, ils ne sont pas étrangers à ce qui se produit entre individus et entre groupes sociaux. La vision politico-normative de la ségrégation est une vision qui accentue et renforce la perception de l’isolement de l’individu vis-à-vis de son environnement, mais cette vision est incomplète, biaisée et intéressée. Peu nombreux sont ceux qui sont totalement ségrégués car les situations de ségrégation sont partielles dans la plupart des cas et peuvent même être le résultat de désaffiliations électives. Cela implique un type de comportement actif qui remette en question les principes normatifs régissant la hiérarchisation sociale et comprenant diverses alternatives face à certains ordres. La ségrégation sociale et urbaine est habituellement un résultat accumulatif favorisé par le temps et l’espace, car elle se fonde sur diverses dimensions de la vie quotidienne des individus. La sociologie de la proximité s’efforce d’élaborer des dispositifs avec des acteurs attentifs et non de personnes faisant l’objet d’une prise en charge.

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Una idea que planea sobre los discursos que interrogan sobre la cuestión social en los barrios y ciudades populares que han sufrido procesos de transformación urbana, demográfica y social importantes en los últimos años. Se trata de la tentación de remplazar en el debate público la cuestión social o, más exactamente, la cuestión de la exclusión social por la cuestión de la seguridad/inseguridad, produciéndose una todavía mayor estigmatización que recae ahora sobre la población joven de las zonas populares. Cada vez con mayor frecuencia el problema de la desigualdad social y de la jerarquización del espacio urbano se perciben como un problema de orden público, en el sentido policial del término.
Aunque las dificultades sociales se concentren en determinados barrios y/o zonas urbanas, una mirada de proximidad nos lleva a destacar las diferencias entre estas zonas. Contrariamente a la percepción dominante (y dominadora) de que todos los barrios populares son iguales, esto es, a la percepción que los uniformiza sobre la base de la vulnerabilidad y el enclave territorial, la cuestión urbana se tiene que declinar en plural. De la misma forma que los barrios y los territorios, los habitantes y sus poblaciones no pueden ser representados como algo uniforme: “Le dénominateur commun ne provient guère que du regard extérieur (…) on ne peut guère parler de réelles ‘enclaves ethniques’. Ce sont des espaces de brassage et de mobilités” (Avenel, 2010: 20) .
Las relaciones sociales pueden entenderse desde un punto de vista también espacial y de distancia, esto es, relaciones sociales y entre individuos como relaciones de distancia tanto en el plano espacial como en el de la red (relacional) o el atributivo (las características). Entendidas así las relaciones sociales, las actividades que realizan los individuos y que marcan mayormente las distancias entre ellos, tienen un mayor valor explicativo.
Los procesos segregativos conviven con diversas formas y/o procesos inclusivos. Lo paradójico es que los procesos segregativos no se producen “aislados” de otros procesos sociales, no son ajenos a lo que ocurre en la interacción entre individuos y entre grupos sociales. La visión normativo-política sobre la segregación es una visión que acentúa y refuerza la percepción de aislamiento del individuo respecto de su entorno, pero esta visión es incompleta, sesgada e interesada. Pocos son los que están completamente segregados, ya que las situaciones de segregación son parciales en la mayoría de las ocasiones e incluso pueden ser el resultado de lo que nosotros llamamos una desafiliación electiva. Esta implica un tipo de comportamiento activo que cuestiona los principios normativos que rigen la jerarquización social y que incluye diversas alternativas a determinados órdenes (escolar, laboral, político, económico, afectivo…). La segregación social y urbana es habitualmente un resultado acumulativo propiciado por y en el tiempo y espacio ya que se asienta sobre una buena parte de facetas y dimensiones de la vida cotidiana de los sujetos. La sociología de la proximidad trabaja en dispositivos con sujetos atentos y no objetos de atención.

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Il convient de se pencher sur la question sociale dans les zones urbaines. En effet, les couches populaires résidant dans ces quartiers ont subi des processus de transformation urbaine, démographique et social importants au cours des dernières années. Il existe une tentation de remplacer le débat public sur la question sociale, voire sur l’exclusion sociale para le débat sur la sécurité et l’insécurité, provocant une stigmatisation supérieure encore des jeunes des quartiers difficiles. De façon croissante, le problème des inégalités sociales et de la hiérarchisation de l’espace urbain est perçu comme étant un problème d’ordre public, dans le sens policier du terme.

Bien que les difficultés sociales se concentrent dans certains quartiers et/ou zones urbaines, un regard de proximité nous conduit à mettre en exergue les différences entre ces zones. Contrairement à la perception dominante selon laquelle ces quartiers seraient identiques, c’est-à-dire contrairement à une perception qui les uniformiserait sur la base de la vulnérabilité et de l’enclavement territorial, la question urbaine se décline au pluriel. De la même façon, les quartiers et les territoires, les habitantes et les populations ne peuvent être représentés de manière uniforme : “Le dénominateur commun ne provient guère que du regard extérieur (…) on ne peut guère parler de réelles ‘enclaves ethniques’. Ce sont des espaces de brassage et de mobilités” (Avenel, 2010:20)  .

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Les processus ségrégatifs cohabitent avec diverses formes et processus inclusifs. Le paradoxe est que les processus ségrégatifs ne sont pas séparés des autres processus sociaux, ils ne sont pas étrangers à ce qui se produit entre individus et entre groupes sociaux. La vision politico-normative de la ségrégation est une vision qui accentue et renforce la perception de l’isolement de l’individu vis-à-vis de son environnement, mais cette vision est incomplète, biaisée et intéressée. Peu nombreux sont ceux qui sont totalement ségrégués car les situations de ségrégation sont partielles dans la plupart des cas et peuvent même être le résultat de désaffiliations électives. Cela implique un type de comportement actif qui remette en question les principes normatifs régissant la hiérarchisation sociale et comprenant diverses alternatives face à certains ordres. La ségrégation sociale et urbaine est habituellement un résultat accumulatif favorisé par le temps et l’espace, car elle se fonde sur diverses dimensions de la vie quotidienne des individus. La sociologie de la proximité s’efforce d’élaborer des dispositifs avec des acteurs attentifs et non de personnes faisant l’objet d’une prise en charge.

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Una idea que planea sobre los discursos que interrogan sobre la cuestión social en los barrios y ciudades populares que han sufrido procesos de transformación urbana, demográfica y social importantes en los últimos años. Se trata de la tentación de remplazar en el debate público la cuestión social o, más exactamente, la cuestión de la exclusión social por la cuestión de la seguridad/inseguridad, produciéndose una todavía mayor estigmatización que recae ahora sobre la población joven de las zonas populares. Cada vez con mayor frecuencia el problema de la desigualdad social y de la jerarquización del espacio urbano se perciben como un problema de orden público, en el sentido policial del término.
Aunque las dificultades sociales se concentren en determinados barrios y/o zonas urbanas, una mirada de proximidad nos lleva a destacar las diferencias entre estas zonas. Contrariamente a la percepción dominante (y dominadora) de que todos los barrios populares son iguales, esto es, a la percepción que los uniformiza sobre la base de la vulnerabilidad y el enclave territorial, la cuestión urbana se tiene que declinar en plural. De la misma forma que los barrios y los territorios, los habitantes y sus poblaciones no pueden ser representados como algo uniforme: “Le dénominateur commun ne provient guère que du regard extérieur (…) on ne peut guère parler de réelles ‘enclaves ethniques’. Ce sont des espaces de brassage et de mobilités” (Avenel, 2010: 20) .
Las relaciones sociales pueden entenderse desde un punto de vista también espacial y de distancia, esto es, relaciones sociales y entre individuos como relaciones de distancia tanto en el plano espacial como en el de la red (relacional) o el atributivo (las características). Entendidas así las relaciones sociales, las actividades que realizan los individuos y que marcan mayormente las distancias entre ellos, tienen un mayor valor explicativo.
Los procesos segregativos conviven con diversas formas y/o procesos inclusivos. Lo paradójico es que los procesos segregativos no se producen “aislados” de otros procesos sociales, no son ajenos a lo que ocurre en la interacción entre individuos y entre grupos sociales. La visión normativo-política sobre la segregación es una visión que acentúa y refuerza la percepción de aislamiento del individuo respecto de su entorno, pero esta visión es incompleta, sesgada e interesada. Pocos son los que están completamente segregados, ya que las situaciones de segregación son parciales en la mayoría de las ocasiones e incluso pueden ser el resultado de lo que nosotros llamamos una desafiliación electiva. Esta implica un tipo de comportamiento activo que cuestiona los principios normativos que rigen la jerarquización social y que incluye diversas alternativas a determinados órdenes (escolar, laboral, político, económico, afectivo…). La segregación social y urbana es habitualmente un resultado acumulativo propiciado por y en el tiempo y espacio ya que se asienta sobre una buena parte de facetas y dimensiones de la vida cotidiana de los sujetos. La sociología de la proximidad trabaja en dispositivos con sujetos atentos y no objetos de atención.

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